Ton Petit Look

20 films pour inspirer ton style personnel

Par Ton petit look - October 18, 2018
Crédits: Capture d'écran: Thelma And Louise / Metro-Goldwyn-Mayer Studios

Le cinéma. Une forme d’art qui englobe tellement d’aspects, qu’elle peut se permettre d’offrir des expériences immersives. Au cinéma, il n’y a pas que la narrative qui a le potentiel de nous émouvoir : les lieux, les couleurs et les costumes peuvent également nous faire rêver. Au-delà des simples choix vestimentaires, les costumiers ont pour but de traduire l’essence des personnages à travers des tenues qui véhiculent un message. Les films qui nous ont le plus inspirés au niveau mode ne sont pas ceux avec les costumes les plus extravagants, ce sont des tenues qui se rapprochent de la réalité et qui nous permettent de mieux nous identifier aux personnages.

Voici donc une liste de films ou les costumes ne déguisent pas – ils nous transportent dans l’univers  des personnages,et ils nous inspirent à nous aussi, développer notre style personnel. 

The Talented Mr.Ripley

Crédits: Capture d'écran: The Talented Mr.Ripley / Miramax / Paramount Pictures

Dans The Talented Mr Ripley, Tom Ripley (Matt Damon) souhaite vivre une vie de dandy sous le soleil de l’Italie — le type de vie que mène Dickie Greenleaf (Jude Law). À travers un jeu de manipulation extrêmement bien ficelé, le jeune Tom arrive à ses fins. À travers des décors idylliques évoluent ces protagonistes bourgeois, et leurs costumes évoquent l’insouciance de cette vie rêvée.

Les tenues de Marge Sherwood (Gwyneth Paltrow) nous font penser aux collections féminines de Maryam Nassir Zadeh et de Lisa Says Gah – des pièces légères qui tirent leur inspiration de la rigueur des années ’50, avec une touche moderne.

Dans le film, on voit Gwyneth porter un foulard dans ses cheveux, des jupes maxi, des couleurs pastels et des blouses nouées, dans un style très dolce vita. Et que dire des tenues de Tom et Dickie – avec leurs pantalons ajustés, leurs chemises cubaines bien rentrées dans leurs pantalons, on se croirait à un lancement de livre dans une librairie du Plateau Mont-Royal.

A Single Man

Crédits: Capture d'écran: A Single Man / Fade to Black Productions

Un film tout un en poésie, A Single Man dépeint la vie de George Falconer (Colin Firth), un professeur universitaire endeuillé suite à la mort de son partenaire. On y voit un homme qui tente de cacher sa sensibilité à travers des ensembles soignés à l’extrême.

Alors qu’il tente de naviguer à travers un quotidien morose, on le voit s’épanouir timidement avec sa meilleure amie Charlotte, interprétée par Julianne Moore. Le costume de cette femme représente à lui seul la quintessence de l’esthétique babydoll des années ’60 avec ses cheveux bouffants, son maquillage félin et sa somptueuse robe monochrome.

On s’inspire aussi sans retenue des looks des étudiants de George Falconer, comme le magnifique pull angora de Kenny, agencé avec des pantalons blancs, pour un look semi-angélique.

Annie Hall

Crédits: Capture d'écran: Annie Hall / Jack Rollins & Charles H. Joffe Productions

On a toujours cru qu’il existait une tendance mode liée à l’intellectualisme – celle où les pantalons de tweed, les blazers et les lunettes rondes remplacent les robes vaporeuses et les couleurs éclatantes.

C’est le genre de look que l’on s’imagine porter quand on doit passer l’après-midi à la Grande Bibliothèque. Diane Keaton est la chef de file de cette esthétique, et le personnage d’Annie dans le film culte de Woody Allen le prouve. Pantalon de coton beige ample, chemise blanche complètement boutonnée superposée d’un gilet, toutes ses tenues évoquent l’androgynie, la liberté et l’authenticité.

Belle de Jour

Crédits: Capture d'écran: Belle de Jour / Robert et Raymond Hakim

Un des films les plus connus de l’artiste surréaliste Luis Buñuel, ce drame met en vedette une jeune Catherine Deneuve dans le rôle d’une femme bourgeoise plutôt confuse (Séverine).

Bien que le film soit ancré dans la réalité, plusieurs thèmes surréalistes surviennent, comme lorsque Séverine se met au lit avec une dose importante maquillage…franchement impossible.

Les costumes sont d’une importance primordiale et le film est reconnu pour ses tenues sublimes. Conçus par Yves Saint-Laurent lui-même, les robes et les manteaux sont typiques de la bourgeoisie française.
Coupes rigides et strictes, fourrure et couleurs unies – on est bien ici dans les années ’60, dans une période floue où les mœurs allaient bien vite être bousculées.

Bonnie and Clyde

Crédits: Capture d'écran: Bonnie and Clyde / Warner Brothers/Seven Arts

Le couple de criminels le plus connu de l’histoire américaine a inspiré le folklore de plus d’une manière – on pense ici au film, mais également à la fameuse chanson de Serge Gainsbourg et Brigitte Bardot.

Le mythe continue de perdurer grâce au film d’Arthur Penn, réalisé en 1967.

Les deux criminels ont ici ce style raffiné qui emprunte autant aux codes esthétiques des années ’60 que des années ’20. La tenue la plus marquante est sans aucun doute celle où Bonnie porte le fameux béret blanc, avec un chandail de laine décoré d’un foulard et agencé avec une jupe midi.

Un look qui semble à première vue très conservateur, ce qui vient brouiller les cartes quant à sa personnalité intrigante. La preuve qu’être constamment sur la route, en cavale, n’est pas une excuse pour négliger son style.

Les Étreintes Brisées

Crédits: Capture d'écran: Les Étreintes Brisées / Universal Pictures International

Pedro Almodóvar est un réalisateur qui aime la gent féminine. Le réalisateur espagnol a plus de vingt cinq films à son actif, et la grande majorité de ceux-ci mettent en vedette des femmes.

Ses histoires, tout comme ses personnages, sont riches en complexité. Plusieurs de ses films ont d’ailleurs un penchant féministe et sa vision esthétique singulière rend ses films envoûtants et un brin mélo-dramatiques.

Dans le film Les Étreintes Brisées, Lena, interprétée par Penélope Cruz, est une jeune femme actrice au destin tragique. Ses costumes, hyper stylisés, reflètent le glamour des années ’90, et le charme naturel de Lena est sublimé par des tenues signées Chanel et Dior.

Call Me By Your Name

Crédits: Capture d'écran: Call Me By Your Name / Frenesy Film Company

Les films du réalisateur italien Lucas Guadagnino ont toujours un style impeccable et le plus récent, inspiré du roman Call Me By Your Name par André Aciman, ne fait pas exception.

Le film nous transporte dans une villa italienne, chez une famille érudite et ouverte. C’est là où nous sommes témoins de la romance naissante entre Elio (Timothée Chalamet) et Oliver (Armie Hammer).

Ici, les vêtements représentent la douceur des premiers amours : chemises fluides semi-détachées, beaucoup de shorts courts, des couleurs douces; tous les vêtements évoquent une sorte d’insouciance, une liberté d’être. Des tenues si inspirantes qu’elles ont été à l’origine de pas mal de tendances de l’été, autant dans le vestiaire masculin que féminin.

Clueless

Crédits: Capture d'écran: Clueless / Paramount Pictures

De jeunes adolescentes riches à craquer avec des garde-robes qui nous rendent toutes vertes de jalousie? On ne parle pas de Gossip Girl, mais bien du film culte Clueless, avec lequel la série partage bon nombre de similitudes.

Les tenues d’écolières de Cher et Dionne sont les tenues les plus connues – et si ces outfits ont souvent été interprétés sous forme de costumes d’Halloween, de notre côté, on est convaincues que l’ensemble à carreaux jaune canari peut être adapté à mode d’aujourd’hui.

Le film regorge de tenues qui évoquent les années ’90 avec classe, comme les mini-jupes boutonnées, les cardigans ajustés, et les gilets superposés aux chemises.

Do The Right Thing

Crédits: Capture d'écran: Do The Right Thing / 40 Acres & A Mule Filmworks

Situé dans le Brooklyn des années ’80, Do The Right Thing est l’un de ces films qui incarnent avec justesse l’état d’esprit d’une communauté à une époque précise.

L’action se déroule en un seul et même jour, lors de la journée la plus chaude de l’année 1986. Les costumes du film sont emblématiques de cette époque, et ils ont été choisis pour soutenir une atmosphère tendue: on y retrouve que des couleurs chaudes, les couleurs bleu et vert ont été presque complètement omises du film.

Shorts, jersey d’équipes sportives, casquettes colorées, combinaisons moulantes: l’influence esthétique de ce film est telle qu’elle a influencé la mode urbaine pour les années à venir.

Même les costumes de la série Fresh Prince of Bel Air ont été inspirés de ce film!

Jamòn Jamòn

Crédits: Capture d'écran: Jamòn Jamòn / Lolafilms

Des toreros, de la nourriture, du sexe, de l’amour et de l’infidélité : ce film, réalisé par Bigas Lunas, est une allégorie comique et farfelue de l’Espagne.

Pénélope Cruz, dans son premier rôle au cinéma, incarne la jeune plantureuse Silvia, de qui Raul (Javier Bardem) est fou d’amour. S’ensuivent des retournements de situations rocambolesques.

Au-delà de l’histoire saugrenue, ce sont les costumes de Silva qui retiennent l’attention. Coïncidence peut-être, mais l’entièreté des tenues sont en phase totale avec les tendances actuelles.

Que ce soit sa robe rouge ajustée avec des boucles d’oreilles en anneaux, sa mini robe blanche à pois rouges, sa longue robe noire boutonnée de haut en bas… ces looks évoquent tous une certaine innocence face à un pouvoir de séduction. On volerait même les ensembles de Javier Bardem, avec ses jeans délavés, son débardeur gris et ses colliers dorés.

L'Amour l'Après-Midi

Crédits: Capture d'écran: L'amour l'après-midi / Les Films du Losange

Comme dans la plupart des films de Rohmer, c’est l’amour qui est au centre des préoccupations du personnage principal. Dans ce film qui clôt sa série sur les contes moraux, on suit le protagoniste (Bernard), qui se laisse charmer par une amie de longue date (Chloé), alors qu’il est marié avec Hélène.

Dans ce triangle amoureux, la différence entre les deux femmes est marquée à travers les vêtements de celles-ci. Chloé, l’amante, est vêtue simplement, avec des tenues qui montrent son statut de femme sans attaches, franche et à l’aise dans sa situation.

On adore particulièrement la combinaison jeans/col roulé/trench-coat, encore d’actualité, et le tailleur bleu poudre, très Yves Saint-Laurent.

Le Mépris

Crédits: Capture d'écran: Le Mépris / Rome Paris Films

Un des films les plus emblématiques de la Nouvelle Vague, Le Mépris mets en vedette Brigitte Bardot dans le rôle de Camille, prise dans un mariage en pleine décomposition.

Le film incarne sublimement la modernité, le glamour et le style des années ’60 grâce à l’allure incomparable de Bardot. Les costumes et la mise en beauté sont d’une simplicité telle qu’il serait possible de reproduire les looks dans leur entièreté encore aujourd’hui.

Le genre de film qui nous montre que la simplicité joue pour beaucoup dans la création d’un style. Une simple jupe portefeuille avec un débardeur, un cardigan ajusté, et un bandeau peuvent suffire à mettre en valeur sa beauté naturelle…surtout lorsqu’on est un sex-symbol de l’envergure de Brigitte Bardot.

Les Amours Imaginaires

Crédits: Capture d'écran: Les Amours Imaginaires / Mifilifilms

On connaît le réalisateur québécois, Xavier Dolan, pour son sens particulier de l’esthétique, et le stylisme de son deuxième film, Les Amours Imaginaires, supporte sa vision très artistique.

Marie (Monia Chokri) et Francis (Xavier Dolan) sont deux meilleurs amis pris malgré eux dans un triangle amoureux avec Nicolas (Niels Schneider).

Tous les vêtements ont été choisis avec soin, et ce sont évidemment les tenues de Marie qui retiennent le plus l’attention, avec son goût prononcé pour des pièces vintage rappelant l’élégance des années ’50. Les tenues du charismatique  Nicolas sont quant à elles sans prétention et invitent à la douceur et la confidence.

Pierrot le Fou

Crédits: Capture d'écran: Pierrot le Fou / Films Georges de Beauregard

Un classique de la Nouvelle Vague, ce dixième film de Godard suit les déboires de Pierrot (Jean-Paul Belmondo) et Marianne (Anna Karina), alors qu’ils sont en cavale entre Paris et la Méditerranée.

Leur fuite ne leur empêche visiblement pas de changer de tenue à leur guise: Marianne porte plusieurs robes à l’allure enfantine qui sont encore aujourd’hui d’une charmante simplicité. Celle-ci garde toujours une part d’innocence avec ses robes légères et les couleurs, primordiales pour Godard, conservent leur importance sur ses vêtements: le rouge et bleu y sont toujours omniprésents, un peu comme dans notre garde-robe en somme.

Pretty Woman

Crédits: Capture d'écran: Pretty Woman / Touchstone Pictures

Adieu Instagram : Pretty Woman est un film clé pour s’inspirer, niveau mode.

Julia Roberts rayonne dans cette comédie romantique très clichée où elle interprète une travailleuse du sexe qui s’éprend d’un de ses clients. Sa transformation vestimentaire évolue au fur et à mesure qu’elle monte l’échelle sociale.

Malgré que certaines tenues soient plus dans le registre des potentiels costumes d’Halloween, la grande majorité peuvent être reproduits en 2018: le complet avec des shorts, les pantalons jaune moutarde avec une veste un peu enfantine, la robe blanc cassé boutonnée, la tenue hyper décontractée avec un blazer noir, la robe brune à pois blancs et la fameuse robe ‘Vivian’, pour celles qui n’ont pas froid aux yeux.

Scarface

Crédits: Capture d'écran: Scarface / Universal Pictures

Qui n’a jamais tenté de reproduire les looks de Michelle Pfeiffer avec ses robes de satin et sa coupe de cheveux iconique?

La fameuse coupe Bob d’Elvira Hancock demeure un style mythique qui a été interprété de nombreuses manières.

Au-delà de sa mise en beauté, ce sont ses robes emblématiques des années ’80 et son attitude sulfureuse et assumée qui sont mémorables et dont on s’inspire au quotidien.

Suspiria

Crédits: Capture d'écran: Suspiria / Seda Spettacoli

Un classique d’horreur d’une importance culturelle si marquante que le réalisateur italien Lucas Guadagnino a récemment réalisé une nouvelle adaptation du film.

Pour celles et ceux qui sont intéressés par cette nouvelle version du film, un visionnement du film originel s’impose. Du décor aux costumes, chaque scène est esthétiquement somptueuse – on y voit de la beauté jusque dans les cadavres’est peu dire.

L’action a beau avoir lieu dans les années ’70, l’atmosphère rappelle le mouvement art déco avec ses formes et ses couleurs hypnotisantes. Au niveau des costumes, les influences sont multiples: on y voit des références aux années ’20 et aux années ’70.

On adore les robes fluides aux couleurs gaies avec des châles scintillants – des costumes qui semblent tous avoir pour but de masquer l’horreur.

The Danish Girl

Crédits: Capture d'écran: The Danish Girl / Working Title Films

Copenhague, années ’20. Einar Wegener (Eddie Redmayne) entreprend l’une des premières chirurgies (non pas la première, contrairement à ce que le film rapporte) de réattribution sexuelle. À ses côtés à travers ses épreuves, se trouve sa femme, la peintre Gerda Wegener (Alicia Vikander).

Malgré que le film ait été accusé d’avoir dépeint la réalité de manière imprécise, le stylisme du film lui, n’a rien à se reprocher. Les costumes, tous plus somptueux les uns que les autres, s’accordent avec harmonie avec les décors.
Ils sont riches en couleurs, ornements, textures, broderies et paillettes, et évoquent l’opulence des années ’20.

Chaque plan semble être tiré d’une oeuvre d’art et les costumes nous transportent dans un monde où les vêtements étaient conçus avec la plus grande attention.

The Royal Tenenbaums

Crédits: Capture d'écran: The Royal Tenenbaums / Touchstone Pictures

On connaît l’univers de Wes Anderson comme étant hyper stylisé – il en va également pour les costumes toujours à la hauteur de ses personnages. Dans The Royal Tenenbaums, les costumes sont plus éclectiques les uns que les autres et ils ont tous créé des images fortes dans la conscience des fans.

Que ce soit la combinaison Adidas de Chas et ses enfants, les tenues monochromes d’Étheline ou le manteau de fourrure de Margot, les tenues uniques font partie intégrante de la narrative de Wes Anderson.

S’il y a une chose que l’on peut retirer de ces costumes, c’est qu’on devrait nous aussi célébrer notre individualité comme bon nous chante.

Thelma & Louise

Crédits: Capture d'écran: Thelma And Louise / Metro-Goldwyn-Mayer Studios

Voilà LE film qui fait lieu de manifeste féministe. Susan Sarandon et Geena Davis sont en cavale sur les routes des États-Unis après un incident impliquant un homme abusif et des circonstances qui jouent en leur défaveur, parce que #cultureduviol.

Au fur et à mesure que l’histoire progresse, on observe la transformation physique de ces deux héroïnes qui comptaient partir dans un chalet pour le weekend. Au début du film, elles sont toutes soigneusement vêtues, avec de nombreux accessoires. Louise apporte même un lot important de valises. Serait-ce son bagage émotionnel? Plus le film progresse, plus leurs tenues sont négligées et intéressantes. Les cheveux sont au naturel, le maquillage est complètement superflu et inutile, et les looks évoquent la liberté absolue, malgré la fin tragique qui les attend.

Plus elles assument leur statut de femmes en cavales, plus leurs vêtements reflètent la libération de ne plus avoir à plaire à personne. Ici, les jeans usés et les ‘muscle-tees’ amples démontrent leur allure désinvolte et l’évolution radicale de leurs personnalités.

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